L’éthylène joue un rôle fondamental dans la maturation, il peut, lorsqu’il n’est pas maîtrisé, accélérer leur dégradation.
Impact de l’éthylène sur certains produits sensibles.
Même à très faible concentration (inférieure à 1 ppm), l’éthylène peut avoir un effet destructeur sur certains fruits et légumes, en particulier dans des situations de stockage court à 8–10°C. Quelques exemples concrets :
Concombre : dès 5 à 6 jours, apparition de pourritures, ramollissement et jaunissement. Un film plastique ne protège pas.
Kiwi : perte significative de fermeté (jusqu’à -2 kg/0,5 cm²) en 4 jours seulement à 0,5 ppm.
Fraise : pas d’impact constaté dans les essais (5 ppm sur 10 jours à 8°C).
Laitue : légère accélération des symptômes mais pas de dégradation majeure entre 1 et 10 ppm.
Ces données montrent que certains produits sont très sensibles, alors que d’autres y résistent mieux. Il est donc crucial d’adapter les conditions de stockage en fonction des espèces.
Où trouve-t-on de l’éthylène dans le circuit commercial ?
Dans la plupart des zones de vente ou de stockage classiques (rayons, entrepôts), les niveaux d’éthylène sont généralement faibles. Toutefois, les concentrations peuvent grimper fortement dans :
des chambres froides surchargées,
des zones mal ventilées,
des environnements avec beaucoup de fruits émetteurs comme les pommes ou les poires.
Ce gaz étant très volatil, sa simple présence dans l’air peut suffire à détériorer rapidement des produits sensibles à proximité.
Les facteurs qui augmentent la production d’éthylène.
Le stade de maturité à la récolte : récolter trop tôt empêche certains fruits de mûrir ; trop tard, ils se dégradent rapidement.
La température : plus il fait chaud, plus l’éthylène est produit.
Les blessures ou les chocs : un fruit abîmé produit davantage d’éthylène.
La génétique : certaines variétés de tomates ou de melons, par sélection, produisent moins d’éthylène et se conservent mieux.
Comment limiter les effets de l’éthylène ?
Voici les principales bonnes pratiques :
Optimiser le stockage : maintenir des températures basses adaptées à chaque fruit/légume, séparer les produits émetteurs des produits sensibles.
Supprimer les sources inutiles d’éthylène : éviter les engins à moteur thermique, évacuer rapidement les déchets végétaux, bien ventiler les zones.
Piéger l’éthylène dans l’air : utiliser des solutions techniques comme le permanganate de potassium.
Agir à la source : dans certains cas, le 1-MCP (molécule antagoniste de l’éthylène) peut être utilisé pour bloquer son action. Ce procédé est réservé à certaines espèces et contextes réglementés.
Ce que propose Olfactea
Chez Olfactea, nous développons des solutions de filtration efficaces pour neutraliser l’éthylène dans vos zones de stockage ou de transport.
Nos médias à base de permanganate de potassium et de minéraux poreux captent et oxydent l’éthylène en continu, prolongeant la fraîcheur des produits tout en évitant les pertes.
Nous adaptons nos formats (sachets, filtres, granulés) à vos besoins spécifiques : chambres froides, conteneurs, rayons de vente ou entrepôts.
Source : CTIFL